Laos : Vientiane et Vang Vieng

Il faut une dizaine d’heures pour parcourir les 677 km qui séparent Paksé de Vientiane, la capitale du pays. Nous avons opté pour le bus de nuit, confortable avec ses vraies couchettes, même s’il faut plier les jambes !

La station de bus de Vientiane est loin du centre ville, nous prenons donc ce qui ressemble à un « Tuk Tuk minibus » (20 000 Kips) pour rejoindre, en une heure, les berges du Mékong. Les « Guest houses » sont nombreuses mais pour la première fois nous bataillons pour trouver une chambre de libre.

Vientiane est la capitale d’un pays pauvre et faiblement industrialisé, souffrant d’un déficit en main d’oeuvre qualifiée. Les investissements étrangers vont principalement dans des infrastructures routières reliant le Laos à la Thaïlande ou à la Chine, et quelques rares coopérations financent des projets d’urbanisme, faisant de Vientiane une étape obligée entre le sud et le nord mais qui réserve peu de surprises.

Arrivés de bonne heure, nous déambulons entre les étals du vieux marché, près de la gare routière, avant de prendre le bus 14 (6 000 kips) en direction du Bouddha Park à 45 minutes de là. Au terminus, il faut encore prendre un « Tuk tuk minibus » pour rejoindre l’entrée du parc à quelques kilomètres et pour lesquels on nous demande la rondelette somme de 40 000 Kips par tête, à savoir la somme que nous paierons le surlendemain pour parcourir les 156 km qui séparent Vientiane de Vang Vieng. Accompagnés de deux autres touristes rhône-alpins, il faut négocier sévère pour qu’ils acceptent la somme raisonnable de 5 000 Kips par personne…

  


Principale attraction de la région, le parc est modeste mais il accumule de nombreuses statues, toutes plus curieuses les unes que les autres, une visite agréable.

Pour le retour, pas besoin de négocier, nous sommes vite embarqués tous les quatre dans un Tuk tuk pour 5 000 Kips chacun, probablement avant que le prix de notre trajet ne s’ébruite.

Notre journée s’achève par une promenade au bord du mékong pour profiter du coucher de soleil et observer les laotiens et leur traditionnelle séance de gymnastique sur la rive du fleuve. Un repas, un petit détour par la place de la fontaine (Nam Phu) et au lit.

Le lendemain en début d’après-midi,  nous aurions dû prendre le bus pour Vang Vieng mais c’était sans compter sur la maladie du touriste qui cloue Justine au lit. Rien de telle qu’une bonne journée de repos pour reprendre des forces et finir de guérir de nos petits maux.

Benoît prend le temps de visiter la porte de la victoire (Patuxai) et d’admirer la vue du sommet avant de se diriger vers le Musée National qui ferme ses portes à 16h… il est 15h30 et il n’est plus possible d’entrer, tant pis pour le musée !

Le troisième jour, Justine est rétablie, nous prenons donc la direction de Vang Vieng, une étape à mi-distance entre Vientiane et Luang Prabang, un arrêt indispensable pour ceux qui ne veulent pas supporter 12h de bus sur des routes de montagne.

On a tout lu et tout entendu sur Vang Vieng, du bon, avec ses paysages qui rappelleraient ceux de Tam Coc (Vietnam) et du mauvais, pour l’ambiance un peu trop à la fête car la destination est le repère des backpackers amateurs d’alcool.

En effet, la ville était devenue un repère macabre, entraînant plus d’une trentaine de décès en 2011, de jeunes ivres morts qui prenaient des risques inconsidérés dans les bars en bord de rivière. Aujourd’hui la plupart des établissements ont été fermés par les autorités et l’alcool n’est plus distribué au fil de l’eau… la ville semble apaisée.

Aussi, nous retenons principalement des bonnes choses de ces deux jours passés au cœur des falaises de karst, en bord de rivière. Nous logeons à l’écart du centre, tout près du pont qui conduit à la grotte de Tham Chang, une cavité loin d’être exceptionnelle mais qui offre une belle vue sur la rivière.

Nous nous laissons tenter par une journée en canoë, un des rares tours organisés auxquels nous cédons depuis le début du voyage. Sans surprise, une demi douzaine de groupes se retrouvent en même temps à la première étape du parcours, la traversée bête et méchante de la rivière pour rejoindre la « Watercave » où nous expérimentons pour la première fois le « Tubing ». Quesaquo ? C’est un concept idiot où le touriste concon met son popotin dans une bouée et se laisse porter par le courant, à la queuleuleu. L’intérêt ici c’est que la rivière est dans une grotte… une expérience plus angoissante qu’intéressante et, pour une fois, nous sommes heureux de partager ce moment avec une tripotée d’individus !

Sur le chemin pour la Watercave

« Elephant Cave » un peu avant la Watercave

Départ du Tubing !

Après une pause repas, c’est parti pour 15 km au rythme des pagaies ! Le soleil est au rendez-vous, les paysages sont surprenants et, puisque la comparaison est souvent faite, la descente de la rivière ne ressemble pas à l’attraction phare du dernier parc à la mode, comme c’est le cas à Tam Coc (Vietnam). Seul bémol, pas question d’avancer à son rythme car il faut attendre régulièrement les touristes les moins entraînés… Benoît râle un peu mais, finalement, ça laisse plus de temps pour admirer le paysage et se reposer.

Il nous reste une matinée pour nous rendre à la grotte de Poukham. Nous choisissons le vélo, option économique mais plus physique qu’on ne le pensait car le chemin est caillouteux et il faut supporter les vibrations qui nous secouent les bras et les jambes sur une bonne moitié du trajet. Nous sommes absorbés par la beauté des paysages, ses montagnes, ses rizières, ses quelques maisons sur pilotis et on se dit alors qu’on aurait bien passé un jour de plus à découvrir les alentours en vélo.

Arrivés près de la grotte on s’attend à trouver un grand lagon bleu… peut-être est-il dans la grotte ? Nous grimpons difficilement  jusqu’à l’entrée de la cavité dont l’intérieur n’est pas aménagé et on comprend alors pourquoi un service de guides est proposé, une option pas si inutile car l’exploration semble plutôt hasardeuse…

Et le « blue lagoon » ? Il n’est pas dans la grotte, c’est une petite marre au pied de la montagne où l’eau, bien que propre, était loin de ressembler à un lagon bleu… tant mieux nous n’avons plus assez de temps pour la baignade.

Retour au vélo, cap sur l’hotel pour prendre une douche et partir pour notre dernière étape au Laos, Luang Prabang.

Publicités

2 commentaires

  1. Je reprends mon commentaire (effacé juste parce que je suis pas encore au point dans l'utilisation et qu'il était incomplet au moment de cliquer) pour vous dire à quel point c'est passionnant de vous suivre dans ce périple. Je ne peux pas m'empêcher de porter un regard « taquin » sur vos petits maux ! Après les yeux voici venu le temps de la « Turista », le Laos s'acharne sur vos organismes … le contraire aurait été injuste pour les voyageurs du monde entier ! 😉

    J'aime

  2. Encore une fois que de beaux paysages ! Et ces grottes sont pour le moins surprenantes et biscornues !
    Comme je le lis vous n'avez finalement pas echappé à la Tourista ! Le contraire eut été anormal !
    Bon vent. BM

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s