Vietnam : Ninh Binh, la "Baie d’Ha Long terrestre"

C’est à Bac Ha que nous prenons un bus de nuit qui doit nous reconduire à Hanoï où nous monterons dans un second bus, direction Ninh Binh. Deux fois moins chère que le train couchette (15 $ chacun) pour une durée de trajet comparable, cette option s’avère cependant beaucoup moins confortable.


Allongés à 5 à l’arrière du bus, dans un espace qui conviendrait mieux à 4 personnes, nous sommes ballottés pendant 3h sur une route de montagne avant de profiter de 7h de trajet plus calme.

Nous arrivons à Hanoï à 5h45, achetons nos tickets au guichet… ce sera le bus de 6h ! A peine le temps de souffler que le chauffeur nous conduit au minibus, nos sacs sont dans le coffre et 3h plus tard nous voilà à Ninh Binh.

Ici, inutile de réfléchir, il faut louer un scooter car la plupart des sites touristiques se situent dans un rayon de 10 à 30 km. Mais attention, mieux vaut partir tôt le matin et se munir d’une carte précise de la région, voir même d’un GPS… même avec un bon sens de l’orientation il s’avère difficile de trouver son chemin.
Pour notre première demi journée, nous optons pour le scooter avec chauffeur (12 $ chacun), un peu à contre cœur. A notre demande, nos guides nous conduisent à Tam Coc où nous goûtons à la viande de chèvre, spécialité locale dont le souvenir ne sera pas indélébile.

Alors que nous souhaitions finir par la croisière dans la « Baie d’Ha Long terrestre », pour éviter les centaines d’autres touristes, c’est finalement en pleine heure de pointe que nous accédons à l’embarcadère. Après nous être acquittés des 7 $ nécessaires pour prendre place dans un Sampan, petite barque conduite par un rameur, nous voilà partis pour 2h au rythme des pagaies.

Malgré la beauté indéniable de cette rivière qui serpente  entre les montagnes de Karst, les creusant parfois de part en part, difficile de se sentir « ailleurs » tant le flux de touristes est similaire à celui d’une attraction de Disneyland.

Comme convenu, nous débarquons près du temple de Thai Vi où nos chauffeurs nous attendent avec leurs scooters. Ce petit temple érigé en l’honneur des empereurs de la dynastie Tran, semble égaré au milieu de l’eau et des pains de sucres, dans un cadre intemporel.

Un petit détour par la pagode Bich Dong, construite en partie dans une grotte et nous voilà en route pour notre dernière étape, la grotte Hang Mua.

Pagode Bich Dong

Si la grotte présente peu d’intérêt, les 486 marches qui conduisent au sommet de la montagne nous offrent une vue imprenable sur l’ensemble de la région, son eau, ses montagnes et ses rizières.

Au final, bilan mitigé pour cette première demi journée : nos chauffeurs parlent très peu anglais et nous devons payer les entrées à chacun des sites visités, contrairement à ce qu’il nous semblait avoir convenu.

Le lendemain, nous louons un scooter, Benoît aux commandes et « vogue la galère ». Si la liberté a un prix, c’est celui du temps que nous mettons pour rejoindre la pagode de « Bai Dinh » située à une vingtaine de kilomètres. Choisissant les petites routes, difficile de savoir où nous sommes, mais le charme des villages que nous traversons compense le temps que nous passons assis sur le scooter.

Heureusement rien n’est impossible et nous trouvons finalement la pagode, un site gigantesque et inachevé. Au sommet trône un Boudha qui surplombe fièrement toute la vallée ainsi que les nombreux temples érigés sur la colline au dessus du lac.

Après plus d’une heure de déambulation nous ne sommes toujours pas venus à bout de ce site inauguré en 2010 et dont la construction devrait finir en 2015. La faim nous pousse à renoncer et nous prenons le scooter en direction de « Van Long » un peu plus au nord.

Plusieurs kilomètres plus tard, perdus au milieu de nulle part, pas très sûrs de notre itinéraire et découragés par le ciel menaçant, nous rebroussons chemin pour rentrer à l’hôtel.

Le soir, nous retrouvons par hasard  Mahn (avec un point sur le « a »!) et Marylène rencontrés la veille. Mahn est vietnamien, il vient de finir une thèse en biologie à Tours (le monde semble parfois bien petit). Marylène est française, elle est tombée sous le charme du Vietnam où elle vient pour la seconde fois. Ils nous accompagnent sur le quai de la gare jusqu’à la porte de notre wagon-lit. Mis à part le jour de notre départ, c’est la première fois que nous sommes gagnés par le sentiment de laisser quelqu’un derrière nous. Demain nous serons à Huê, ils seront à Sapa.

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